Ventilateur équilibré, maintenance assurée !

Les travaux de maintenance d’été se terminent bientôt. L’occasion de montrer concrètement ce qui se passe lors de l’équilibrage d’un ventilateur.

J’ai choisi une petite turbine d’extraction, au-dessous d’une cabine de peinture industrielle.

Avant qu’on intervienne, et bien que la roue du ventilateur ait été complètement nettoyée, les vibrations étaient particulièrement élevées, 14,5 mm/s ! Une valeur qui dépasse largement les seuils de la norme ISO 10816-3 dont le tableau ci-dessous rappelle les principales limites pour ce type d’équipement monté sur plots élastiques :

De quoi rapidement endommager les paliers du ventilateur, les fixations et le moteur. Il fallait intervenir. Avec le fiston (merci Joss 😉 ) nous avons extrait la turbine de la volute et l’avons fixée sur le châssis pour pouvoir à la fois réaliser les contrôles et corriger le balourd. Ci-dessous la photo de l’installation, avec un accéléromètre placé sur un palier et un laser détectant la rotation de l’arbre.

Ce dispositif, relié à un scanner, nous permet de connaître l’amplitude du balourd (la vibration en mm/s donnée par l’accéléromètre) et sa position angulaire (l’angle en degré relevé par le laser).

Il faut d’abord procéder à un tarage, c’est-à-dire fixer une première masse pour résoudre le problème mathématique qui comporte plus d’inconnues que d’équations, puis corriger définitivement. La correction se fait en perçant la roue du ventilateur à l’endroit désigné par le scanner, puis à fixer solidement les masselottes du bon poids.

 

Il faut parfois une deuxième correction, voire une troisième pour affiner le résultat et obtenir une classe d’équilibrage dans les tolérances exigées, mais comme par magie les vibrations disparaissent à coup sûr ! Il n’y a que dans les cas de flexion d’arbre ou de roue voilée qu’on ne peut pas corriger le défaut de déséquilibre, ce qui arrive malheureusement parfois. Dans le cas présent, l’amélioration a été immédiate : 1,95 mm/s de niveau vibratoire.

Ici il n’a fallu qu’une dizaine de grammes pour corriger le défaut, mais sur cet autre ventilateur d’1m20 de diamètre – ci-joint – , ce sont près de 400 gr qui nous ont été nécessaires pour venir à bout du déséquilibre.

L’équilibrage sur site n’est pas compliqué en soi, mais nécessite d’avoir le matériel adapté et d’utiliser une méthode rigoureuse. Entre deux et quatre heures sont nécessaires. Beaucoup moins que lorsqu’il faut démonter l’installation et envoyer la turbine dans un atelier équipé d’une équilibreuse.

Pour d’autres prestations d’équilibrage réalisées par Mecadyn, c’est ici : Equilibrage sur site.

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